Enregistrement des naissances

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La déclaration et l’enregistrement des naissances, l’inscription officielle dans les registres d’état civil, établissent au regard de la loi l’existence de l’enfant et fournissent les fondations permettant de préserver ses droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. L’article 7 de la Convention relative aux droits de l’enfant spécifie que tous les enfants ont le droit à l’enregistrement de leur naissance sans discrimination.

Outre qu’il constitue la première reconnaissance juridique de l’existence d’un enfant, l’enregistrement de la naissance est crucial pour assurer que les enfants sont comptés et obtiennent l’accès à des services essentiels comme ceux de la santé, de la sécurité sociale et de l’éducation. Connaître l’âge d’un enfant est essentiel pour pouvoir le protéger contre le travail des enfants, le risque d’être arrêté et d’être traité en tant qu’adulte dans le système judiciaire, contre la conscription forcée dans les forces armées, le mariage, la traite d’êtres humains et l’exploitation sexuelle. Un certificat de naissance est un document qui peut aider à retrouver la trace d’enfants séparés de leur famille et d’enfants non accompagnés et faciliter des migrations sans danger; l’enregistrement de la naissance constitue dans les faits leur « passeport de protection ». L’enregistrement universel des naissances est un des instruments les plus puissants pour assurer l’équité d’accès à un large éventail de services et d’interventions en faveur des enfants.

Composante intégrale des dispositifs d’état civil, les renseignements démographiques fournis par l’enregistrement des naissances sont indispensables aux gouvernements pour créer et surveiller des statistiques sur la population nationale. L’amélioration des registres d’état civil sur les naissances fournit des données statistiques qui sont cruciales pour la planification, la prise de décision, les activités de suivi et les politiques destinées à protéger les enfants.

L’enregistrement des naissences à Côte d’Ivoire

Lire la suite Enregistrement des naissances

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Protection et inclusion sociale de l’enfant II

Cette semaine nous parlons encore des questions liées à la protection et l’inclusion sociale des enfants.

Art. 20.1 Convention Internationale des Droits de l’Enfant

« Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciales de l’État »

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Dans de nombreux cas, un enfant sera exposé à différents types de violence, d’exploitation et de sévices, chacun ayant ses propres caractéristiques. Changer la législation, les politiques, les services sociaux et les normes sociales peut améliorer la protection des enfants de multiples manières. L’UNICEF travaille avec ses partenaires à un certain nombre de questions en renforçant les dispositifs de protection de l’enfant et en faisant la promotion de normes sociales positives dans tous les contextes – activités pour le développement et situations d’urgence – afin de prévenir et de combattre la violence, l’exploitation et les sévices dont sont victimes les enfants.

Source:

– Les questions relatives à la protection de l’enfant. UNICEF.org

20 Novembre, Journée Internationale des Droits de l’Enfant

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Ajourd’hui, 20 novembre, c’est l’anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). 25 ans de progrès et d’actions, et un combat a poursuivre ensemble

Visitez le site de l’UNICEF France pour en savoir plus sur la Convention et les evènements qui s’organnisent sur la France dans le cadre de le 25ème anniversaire.

> 25 ans, Unicef France

> Carte evènements 25 ans de la CIDE

Le Voix des Jeunes

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« Avec plus de 250 millions d’enfants qui travaillent avant l’âge de 15 ans, je pense que notre intervention, en tant que société, est impérative. À ces âges, les enfants doivent être à l’école pour apprendre, au lieu de travailler en usine »

 J. Thomas, 14 ans, Djibouti

La voix des jeunes offre aux jeunes du monde entier le moyen d’explorer des questions complexes relatives aux droits et au développement, d’en discuter et de s’impliquer. Sa mission a consisté à étudier systématiquement le potentiel pédagogique et rassembleur d’Internet afin de faciliter la participation active et véritable des jeunes.

S’inspirant de la Convention relative aux droits de l’enfant, La voix des jeunes s’appuie plus particulièrement sur les articles 12, 13 et 29, qui énoncent les droits des jeunes à participer aux processus de prise de décisions, à exprimer librement leurs opinions et à posséder les connaissances qui leur permettront de changer leur vie et celle de leurs communautés.

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À travers des discussions électroniques ininterrompues, des questionnaires interactifs, des études de cas, des profils de jeunes militants, des journaux photo, des forums de discussion en temps réel, et bien plus encore, La voix des jeunes donne aux jeunes la possibilité d’aborder des questions très variées, comme le VIH/SIDA, les inégalités entre hommes et femmes, les droits des enfants, l’éducation des filles, et la protection des enfants contre la violence, les sévices et l’exploitation.


Sources:

– La voix des jeunes. UNICEF.ORG

La participation et la parole

 Art. 12 Conventon Internationale des Droits de l’Enfant

« Les États parties garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité »

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L’UNICEF s’est engagé depuis longtemps en faveur d’une participation morale et authentique des enfants. Il s’agit d’un principe orientant toute son action. La participation permet aux adolescents d’apporter une contribution significative à leur famille, leur communauté et la société dans son ensemble. Au cours de ces dernières années, de grands progrès ont déjà été réalisés dans l’incitation à la participation des adolescents et à l’institutionnalisation de cette participation, au-delà des réunions et des évènements médiatiques qui surviennent de temps en temps.

La participation, c’est l’un des droits fondamentaux définis dans la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), à travers:

• le droit de s’exprimer, de parler, de donner son avis (art. 12, 13, 14)
• le droit d’être écouté et entendu (art. 12, 14)
• le droit d’être pris en compte (art. 12)
• le droit de participer au processus de décision et de mise en œuvre (art. 12, 15, 17).
La participation est aussi l’un des principes fondamentaux sur lesquels la CIDE repose (avec la non discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, sa survie et son développement).


 Sources:

– Adolescence. UNICEF.ORG

La malnutrition dans les situations d’urgence

Laos, 2011 © Tattersall. Une enfant souffrant de malnutrition mange de la pâte nutritionnelle thérapeutique, dans le sud du Laos.
Laos, 2011 © Tattersall. Une enfant souffrant de malnutrition mange de la pâte nutritionnelle thérapeutique, dans le sud du Laos.

Pendant les années 1990, le nombre de conflits et de catastrophes naturelles a beaucoup augmenté. Aujourd’hui on compte de par le monde 35 millions de réfugiés et de personnes déplacées, dont 90 % de femmes et d’enfants.

En situation d’urgence, la malnutrition est beaucoup plus fréquente et tue plus rapidement. La plupart des enfants ne meurent pas du fait des catastrophes naturelles ou des conflits mêmes, mais plutôt des conséquences des pénuries alimentaires, du manque d’eau salubre et de l’insuffisance des soins de santé, des installations sanitaires et d’hygiène. La grande majorité de ces enfants meurent de la rougeole, de la diarrhée, d’infections respiratoires et de malnutrition grave.

Les jeunes enfants et les femmes enceintes et les mères qui allaitent sont extrêmement vulnérables en situation d’urgence. La première priorité de l’UNICEF consiste à prévenir les décès dus à la faim et à la maladie et à réduire la malnutrition en encourageant et en protégeant l’allaitement maternel, notamment l’allaitement maternel exclusif, l’alimentation thérapeutique et complémentaire, l’apport de micronutriments essentiels et l’alimentation des orphelins.

Il est essentiel d’améliorer l’état nutritionnel des femmes enceintes afin de réduire la mortalité maternelle, les fausses couches, la mortinatalité et l’insuffisance pondérale à la naissance.

La malnutrition dans le conflit du Soudan du Sud

Sources:

– Sécurité nutritionnelle et situations d’urgence. UNICEF.ORG

Alimentation du nourrisson: l’allaitement maternel

13 - Survie de l'enfant (2)Il est maintenant reconnu que la période allant de la naissance à l’âge de deux ans est une « période d’importance critique » pour favoriser une  bonne croissance, la santé et le développement comportemental et cognitif de l’enfant. il est donc crucial d’optimiser l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant pendant cette période. Ce qui signifie que les mères doivent être encouragées à allaiter leur nourrisson dans l’heure qui suit la naissance, de maintenir un allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois et de continuer cette pratique pendant deux ans ou plus, tout en apportant à l’enfant à partir de six mois une alimentation complémentaire suffisante et adaptée à son âge et à ses besoins. L’allaitement maternel est aussi important pour assurer à l’enfant un bon statut nutritionnel que pour protéger la santé de la mère.

On estime qu’un ensemble d’interventions conçues pour promouvoir, protéger et encourager des habitudes d’alimentation optimales en faveur des nourrissons et des jeunes enfants qui toucheraient plus de 90 pour cent de ce groupe permettrait de réduire globalement la mortalité infantile d’un cinquième. Des pratiques d’alimentation au sein optimisées, spécialement l’allaitement maternel exclusivement jusqu’à 6 mois, présentent la meilleure chance d’améliorer la survie de l’enfant et potentiellement de prévenir 1,4 millions de décès d’enfants de moins de cinq ans dans les pays en développement (Lancet 2008). Six pour cent supplémentaires, soit près de six cent mille décès d’enfants de moins de cinq ans pourraient être évités grâce à une alimentation complémentaire adéquate. (Lancet 2003).

L’importance de l’allaitement maternel

Une dame d’une trentaine d’année, avec son bébé bien emmitouflé,  se présenta au bureau de l’Unicef. « Je suis venue vous présenter mon bébé. Il a six mois aujourd’hui; je ne lui ai jamais donné autre chose que le lait maternel. Mon mari m’a chargée de remercier l’Unicef pour cette recommandation».

Et elle nous raconta comment cela s’est passé :« C’était au cours des séances d’animation de consultation prénatale que j’ai appris l’importance de l’allaitement maternel ». Elle a retenu deux faits principalement : les bienfaits de l’allaitement maternel: l’enfant ne va pas tomber malade car il est protégé par le lait de sa maman, il sera un bébé content car il sentira la présence de sa maman qui jouera avec lui et lui donnera le sein chaque fois qu’il aura faim; elle va faire des économies car elle ne dépensera pas en soins médicaux. Mme Ndaya, tel est son nom, a appliqué l’allaitement maternel exclusif qui a porté ses fruits.

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Photo: UNICEF/Giacomo Pirozzi Une femme entrai d’allaiter son bébé.

Pascal B, nutritionniste, affirme qu’effectivement ce n’est pas facile d’arriver à ce résultat. En fait, les femmes en République démocratique du Congo  allaitent mais pas correctement et les mauvaises pratiques sont très vites introduites à cause des pesanteurs culturelles ou même du modernisme.


Sources:

Alimentation du nourrisson et du jeune enfant. UNICEF.ORG

– Allaitement maternel exclusif réussi.  UNICEF Republic Democratic of Congo.

Le droit à la nutrition

Article 24.2c Convention Internationale des Droits de l’Enfant

« Les États parties s’efforcent d’assurer la réalisation intégrale du droit susmentionné et, en particulier, prennent les mesures pour lutter contre la maladie et la malnutrition (…) »

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Une bonne nutrition est un bien précieux : les gens bien nourris ont de meilleures chances d’être en bonne santé, d’être productifs et de pouvoir s’instruire. Tout le monde bénéficie d’une bonne nutrition : les familles, leurs communautés et l’ensemble de la planète.

En appliquant la même logique, la malnutrition est dévastatrice. Elle joue un rôle dans plus d’un tiers des décès d’enfants intervenant dans des pays en développement. Elle affaiblit les capacités intellectuelles, limite la productivité de tous ceux qui en sont victimes et perpétue la pauvreté.

Bien que le nombre d’enfants sous-alimentés ait diminué par rapport aux années 1990, un enfant de moins de cinq ans sur quatre, soit 143 millions de ces enfants dans le monde en développement, souffre toujours d’insuffisance pondérale, et 38 pour cent seulement des enfants de moins de 6 mois sont nourris exclusivement au sein.

Sources:

Nutrition. Introduction. UNICEF.ORG

La mutilation génitale féminine

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La mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) désigne un certain nombre de pratiques consistant à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes d’une fille.  Entre autres conséquences, les nourrissons, filles et femmes ayant subi une mutilation ou une excision sont exposés à des risques irréversibles pour leur santé.

Il y aurait aujourd’hui en Afrique et au Yemen environ 70 millions de femmes ayant subi l’une ou l’autre des MGF/E.

La MGF/E cause des préjudices irréparables. Elle peut entraîner la mort, si la perte de sang est suffisamment importante pour causer un choc hémorragique; une commotion cérébrale entraînée par la douleur et le traumatisme; ou une septicémie foudroyante.  Elle est systématiquement traumatisante. Beaucoup de filles se trouvent en état de choc provoqué par la violente douleur, le traumatisme psychologique et l’épuisement dû aux hurlements de douleur.

Il y a d’autres conséquences préjudiciables pour la santé, notamment : non-cicatrisation; formation d’abcès; kystes; croissance excessive des tissus cicatriciels; infections urinaires; rapports sexuels douloureux; prédisposition renforcée au VIH/SIDA, à l’hépatite et à d’autres maladies transmissibles par le sang; infections de l’appareil reproducteur; pelvipéritonites; stérilité; règles douloureuses; obstacle urinaire chronique/calculs vésicaux; incontinence urinaire; arrêt de progression du travail; risque accru d’hémorragie et d’infection pendant l’accouchement.

Fatima, 7 ans, est assise sur un lit dans sa maison dans la région d'Afar, en Ethiopie. Elle a été soumise à l’ MGF/E quand elle avait 1 an.
Fatima, 7 ans, est assise sur un lit dans sa maison dans la région d’Afar, en Ethiopie. Elle a été soumise à l’ MGF/E quand elle avait 1 an.

Rapport de l’UNICEF

Un rapport inédit de l’UNICEF conclut que, alors que beaucoup de progrès ont été accomplis dans l’abandon des mutilations génitales féminines/excision, des millions de filles courent toujours le risque de les subir.


Sources:

– Mutilation génitale féminine/excision. UNICEF.ORG

En savoir plus:

Rapport complet (en anglais) « Female Genital Mutilation/Cutting »

Les enfants soldats

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Dans le monde entier, des milliers de garçons et de filles sont recrutés dans des forces armées gouvernementales et des groupes rebelles pour servir de combattants, de cuisiniers, de porteurs, de messagers ou dans d’autres rôles. Les filles sont aussi recrutées à des fins sexuelles ou en vue d’un mariage forcé. Beaucoup ont été recrutés par la force, quoique certains puissent avoir rejoint les rangs à la suite de pressions économiques, sociales et sécuritaires. Les situations de déplacés et la pauvreté rendent les enfants encore plus vulnérables à leur recrutement.

Comme souligné dans le Rapport des Nations Unies sur l’impact des conflit armés sur les enfants (Étude Machel, 1996), enfants associés aux forces armées ou groupes armés  sont exposés à une très grande violence – Souvent forcés d’être à la fois témoins et acteurs de la violence, tout en étant eux-mêmes abusés, exploités, blessés ou même tués en conséquence. Leur condition les prive de leurs droits, souvent avec des conséquences physiques et émotionnelles graves.

Plus de 100 000 enfants ont été libérés et réinsérés dans leurs communautés depuis 1998 dans plus de 15 pays affectés par un conflit armé. Pour la seule année 2010, l’UNICEF a soutenu la réinsertion de 11 400 enfants anciennement assoiés à des forces armées et des groupes armés en même temps que 28 000 autres enfants vulnérables affectés par le conflit.

Sylvain, un ex-enfant soldat

Un garçon assis dans le dortoir d'un foyer et centre de réinsertion pour enfants soldats démobilisés appuyé par l'UNICEF, dans l'est de la République démocratique du Congo.
Un garçon assis dans le dortoir d’un foyer et centre de réinsertion pour enfants soldats démobilisés appuyé par l’UNICEF, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Pendant de nombreuses années, Sylvain n’a pas profité du confort d’un environnement familial sûr et affectueux. Dans la tourmente du génocide rwandais de 1994, quand il était bébé, ses parents se sont enfuis avec lui et son frère aîné en franchissant la frontière de la RD du Congo. Une fois que la situation s’est calmée, ses parents sont retournés avec son frère aîné pour voir si tout allait bien. Sylvain avait été laissé à la garde d’une de leurs connaissances. Ni ses parents ni son frère ne sont jamais revenus et Sylvain ne sait toujours pas où ils sont.

Lorsqu’il était au Congo, il vivait chez une mère adoptive et allait à l’école. Un jour, alors qu’il avait 14 ans, des hommes sont arrivés à l’école et lui ont dit, aini qu’à un ami qui lui aussi avait été séparé de sa famille, qu’ils savaient où se trouvaient leurs parents. « Venez avec nous et nous vous montrerons où ils sont » leur ont dit ces hommes.

L’instant d’après, les deux garçons faisaient partie d’un groupe armé. « Ma vie parmi les soldats était très dure », raconte Sylvain. En tant que membre de l’escorte du commandant de la troupe, il avait la responsabilité de s’assurer que l’épouse du chef ait assez à manger.  « Oui, je devais utiliser mon arme pour tuer des gens, spécialement quand les habitants des villages refusaient de céder leur nourriture », dit-il. « Je ne pouvais pas supporter la situation ».

Sources:

– Enfants recrutés par des forces armées ou des groupes armés. UNICEF.org

– L’histoire de Sylvain. Katrin Piazza, UNICEF.ORG